Étude du jeudi 14 septembre 2017

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Accueil à partir de 20:45.

La réunion a lieu au local de l’association (plan d’accès Google) et commence à 21:00. Le déroulement est le suivant :

  • Prière d’ouverture
  • Étude d’un passage du Livre des Esprits : Livre II, ch. 2 Incarnation des Esprits – Questions 139 à 146 : De l’âme (suite).
  • Étude d’un passage de l’Évangile selon le spiritisme : Chapitre 3 IL Y A PLUSIEURS DEMEURES DANS LA MAISON DE MON PÈRE. – items 1 et 2 : Différents états de l’âme dans l’erraticité.
  • Étude d’un passage du Livre des médiums : Partie II – ch. 15 – MÉDIUMS ÉCRIVAINS OU PSYCHOGRAPHES. – n°180 À 181. Médiums intuitifs – Médiums semi-mécaniques.
  • Vibrations
  • Passes collectives
  • Prière de clôture

Renseignements : contact

LE LIVRE DES ESPRITS
Livre II, ch. 2 Incarnation des Esprits.
But de l’incarnation.
139. Certains Esprits, et avant eux certains philosophes, ont défini l’âme : Une étincelle animique émamée du grand Tout ; pourquoi cette contradiction ?
« Il n’y a pas de contradiction ; cela dépend de l’acception des mots. Pourquoi n’avez-vous pas un mot pour chaque chose ? »
Le mot âme est employé pour exprimer des choses très différentes. Les uns appellent ainsi le principe de la vie, et dans cette acception il est exact de dire au figuré que : l’âme est une étincelle animique émanée du grand Tout. Ces derniers mots peignent la source universelle du principe vital dont chaque être absorbe une portion, et qui rentre à la masse après la mort. Cette idée n’exclut nullement celle d’un être moral distinct, indépendant de la matière et qui conserve son individualité. C’est cet être que l’on appelle également âme, et c’est dans cette acception que l’on peut dire que l’âme est un Esprit incarné. En donnant de l’âme des définitions différentes, les Esprits ont parlé selon l’application qu’ils faisaient du mot, et selon les idées terrestres dont ils étaient encore plus ou moins imbus. Cela tient à l’insuffisance du langage humain qui n’a pas un mot pour chaque idée, et de là la source d’une foule de méprises et de discussions : voilà pourquoi les Esprits supérieurs nous disent de nous entendre d’abord sur les mots (1) .

140. Que penser de la théorie de l’âme subdivisée en autant de parties qu’il y a de muscles et présidant ainsi à chacune des fonctions du corps ?
« Cela dépend encore du sens que l’on attache au mot âme ; si l’on entend le fluide vital, on a raison ; si l’on entend l’Esprit incarné, on a tort. Nous l’avons dit, l’Esprit est indivisible ; il transmet le mouvement aux organes par le fluide intermédiaire, sans pour cela se diviser. »
– Cependant, il y a des Esprits qui ont donné cette définition.
« Les Esprits ignorants peuvent prendre l’effet pour la cause. »
L’âme agit par l’intermédiaire des organes, et les organes sont animés par le fluide vital qui se répartit entre eux, et plus abondamment dans ceux qui sont les centres ou foyers du mouvement. Mais cette explication ne peut convenir à l’âme considérée comme étant l’Esprit qui habite le corps pendant la vie et le quitte à la mort.

141. Y a-t-il quelque chose de vrai dans l’opinion de ceux qui pensent que l’âme est extérieure et environne le corps ?
« L’âme n’est point renfermée dans le corps comme l’oiseau dans une cage ; elle rayonne et se manifeste au dehors comme la lumière à travers un globe de verre, ou comme le son autour d’un centre sonore ; c’est ainsi qu’on peut dire qu’elle est extérieure, mais elle n’est point pour cela l’enveloppe du corps. L’âme a deux enveloppes : l’une subtile et légère, c’est la première, celle que tu appelles le périsprit ; l’autre grossière, matérielle et lourde : c’est le corps. L’âme est le centre de toutes ces enveloppes, comme le germe dans un noyau ; nous l’avons déjà dit. »

142. Que dire de cette autre théorie selon laquelle l’âme, chez l’enfant, se complète à chaque période de la vie ?
« L’Esprit n’est qu’un ; il est entier chez l’enfant comme chez l’adulte ; ce sont les organes ou instruments des manifestations de l’âme qui se développent et se complètent. C’est encore prendre l’effet pour la cause. »

143. Pourquoi tous les Esprits ne définissent-ils pas l’âme de la même manière ?
« Les Esprits ne sont pas tous également éclairés sur ces matières ; il y a des Esprits encore bornés qui ne comprennent pas les choses abstraites ; c’est comme parmi vous les enfants ; il y a aussi des Esprits faux-savants, qui font parade de mots pour en imposer : c’est encore comme parmi vous. Et puis, les Esprits éclairés eux-mêmes peuvent s’exprimer en termes différents, qui ont au fond la même valeur, surtout quand il s’agit de choses que votre langage est impuissant à rendre clairement ; il faut des figures, des comparaisons que vous prenez pour la réalité. »

144. Que doit-on entendre par l’âme du monde ?
« C’est le principe universel de la vie et de l’intelligence d’où naissent les individualités. Mais ceux qui se servent de ces mots ne se comprennent souvent pas eux-mêmes. Le mot âme est si élastique que chacun l’interprète au gré de ses rêveries. On a quelquefois aussi attribué une âme à la Terre ; il faut entendre par là l’ensemble des Esprits dévoués qui dirigent vos actions dans la bonne voie quand vous les écoutez, et qui sont en quelque sorte les lieutenants de Dieu près de votre globe. »

145. Comment tant de philosophes anciens et modernes ont-ils si longtemps discuté sur la science psychologique sans être arrivés à la vérité ?
« Ces hommes étaient les avant-coureurs de la doctrine spirite éternelle ; ils ont préparé les voies. Ils étaient hommes, et ils ont pu se tromper, parce qu’ils ont pris leurs propres idées pour la lumière ; mais leurs erreurs mêmes servent à faire ressortir la vérité en montrant le pour et le contre ; d’ailleurs parmi ces erreurs se trouvent de grandes vérités qu’une étude comparative vous fait comprendre. »

146. L’âme a-t-elle un siège déterminé et circonscrit dans le corps ?
« Non, mais elle est plus particulièrement dans la tête chez les grands génies, chez tous ceux qui pensent beaucoup, et dans le coeur chez ceux qui sentent beaucoup et dont les actions se rapportent à toute l’humanité. »
– Que penser de l’opinion de ceux qui placent l’âme dans un centre vital ?
« C’est-à-dire que l’Esprit habite plutôt cette partie de votre organisation, puisque c’est là qu’aboutissent toutes les sensations. Ceux qui la placent dans ce qu’ils considèrent comme le centre de la vitalité la confondent avec le fluide ou principe vital. Toutefois, on peut dire que le siège de l’âme est plus particulièrement dans les organes qui servent aux manifestations intellectuelles et morales. »

(1) Voir, dans l’introduction, l’explication sur le mot âme, § II.

L’ÉVANGILE SELON LE SPIRITISME
Chapitre III, IL Y A PLUSIEURS DEMEURES DANS LA MAISON DE MON PÈRE.
1. Que votre cœur ne se trouble point. – Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. – Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père ; si cela n’était, je vous l’aurais déjà dit, car je m’en vais pour préparer le lieu ; – et après que je m’en serai allé et que je vous aurai préparé le lieu, je reviendrai, et vous retirerai à moi, afin que là où je serai, vous y soyez aussi. (Saint Jean, ch. XIV, v. 1, 2, 3.)

Différents états de l’âme dans l’erraticité.

2. La maison du Père, c’est l’univers ; les différentes demeures sont les mondes qui circulent dans l’espace infini, et offrent aux Esprits incarnés des séjours appropriés à leur avancement.
Indépendamment de la diversité des mondes, ces paroles peuvent aussi s’entendre de l’état heureux ou malheureux de l’Esprit dans l’erraticité. Suivant qu’il est plus ou moins épuré et dégagé des liens matériels, le milieu où il se trouve, l’aspect des choses, les sensations qu’il éprouve, les perceptions qu’il possède varient à l’infini ; tandis que les uns ne peuvent s’éloigner de la sphère où ils ont vécu, d’autres s’élèvent et parcourent l’espace et les mondes ; tandis que certains Esprits coupables errent dans les ténèbres, les heureux jouissent d’une clarté resplendissante et du sublime spectacle de l’infini ; tandis, enfin, que le méchant, bourrelé de remords et de regrets, souvent seul, sans consolations, séparé des objets de son affection, gémit sous l’étreinte des souffrances morales, le juste, réuni à ceux qu’il aime, goûte les douceurs d’une indicible félicité. Là aussi il y a donc plusieurs demeures, quoiqu’elles ne soient ni circonscrites, ni localisées.

LE LIVRE DES MÉDIUMS
Partie II, ch. 15 – MÉDIUMS ÉCRIVAINS OU PSYCHOGRAPHES.
Médiums intuitifs.
180. La transmission de la pensée a aussi lieu par l’intermédiaire de l’Esprit du médium, ou mieux de son âme, puisque nous désignons sous ce nom l’Esprit incarné. L’Esprit étranger, dans ce cas, n’agit pas sur la main pour la faire écrire ; il ne la tient pas, il ne la guide pas ; il agit sur l’âme avec laquelle il s’identifie. L’âme, sous cette impulsion, dirige la main, et la main dirige le crayon. Remarquons ici une chose importante à savoir, c’est que l’Esprit étranger ne se substitue point à l’âme, car il ne saurait la déplacer : il la domine à son insu, il lui implique sa volonté. Dans cette circonstance, le rôle de l’âme n’est point absolument passif ; c’est elle qui reçoit la pensée de l’Esprit étranger et qui la transmet. Dans cette situation, le médium a la conscience de ce qu’il écrit, quoique ce ne
soit pas sa propre pensée ; il est ce qu’on appelle médium intuitif.
S’il en est ainsi, dira-t-on, rien ne prouve que ce soit plutôt un Esprit étranger qui écrit que celui du médium. La distinction est en effet quelquefois assez difficile à faire, mais il peut arriver que cela importe peu. Toutefois, on peut reconnaître la pensée suggérée en ce qu’elle n’est jamais préconçue ; elle naît à mesure que l’on écrit, et souvent elle est contraire à l’idée préalable qu’on s’était formée ; elle peut même être en dehors des connaissances et des capacités du médium.
Le rôle du médium mécanique est celui d’une machine ; le médium intuitif agit comme le ferait un truchement ou interprète. Celui-ci, en effet, pour transmettre la pensée, doit la comprendre, se l’approprier en quelque sorte pour la traduire fidèlement, et pourtant cette pensée n’est pas la sienne : elle ne fait que traverser son cerveau. Tel est exactement le rôle du médium intuitif.

Médiums semi-mécaniques.

181. Dans le médium purement mécanique, le mouvement de la main est indépendant de la volonté ; dans le médium intuitif, le mouvement est volontaire et facultatif. Le médium semi-mécanique participe des deux autres ; il sent une impulsion donnée à sa main malgré lui, mais en même temps, il a la conscience de ce qu’il écrit à mesure que les mots se forment. Chez le premier, la pensée suit l’acte de l’écriture ; chez le second, elle le précède ; chez le troisième, elle l’accompagne. Ces derniers médiums sont les plus nombreux.