Étude du jeudi 3 août 2017

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Accueil à partir de 20:45.

La réunion a lieu au local de l’association (plan d’accès Google) et commence à 21:00. Le déroulement est le suivant :

  • Prière d’ouverture
  • Étude d’un passage du Livre des Esprits : Livre II, ch. 1 Des Esprits – Questions 122 à 127 : Progression des Esprits (suite)
  • Étude d’un passage de l’Évangile selon le spiritisme : Chapitre 2 MON ROYAUME N’EST PAS DE CE MONDE. – item 5 : Le point de vue.
  • Étude d’un passage du Livre des médiums : Partie II – ch. 14 – DES MÉDIUMS. – n°175 à 176. Médiums guérisseurs.
  • Vibrations
  • Passes collectives
  • Prière de clôture

Renseignements : contact

LE LIVRE DES ESPRITS
Livre II, ch. 1 Des Esprits.
Progression des Esprits (suite)
122. Comment les Esprits, à leur origine, alors qu’ils n’ont pas encore la conscience d’eux-mêmes, peuvent-ils avoir la liberté du choix entre le bien et le mal ? Y a-t-il en eux un principe, une tendance quelconque, qui les porte plutôt dans une voie que dans une autre ?
« Le libre arbitre se développe à mesure que l’Esprit acquiert la conscience de lui-même. Il n’y aurait plus liberté si le choix était sollicité par une cause indépendante de la volonté de l’Esprit. La cause n’est pas en lui, elle est hors de lui, dans les influences auxquelles il cède en vertu de sa libre volonté. C’est la grande figure de la chute de l’homme et du péché originel : les uns ont cédé à la tentation, les autres ont résisté. »
– D’où viennent les influences qui s’exercent sur lui ?
« Des Esprits imparfaits qui cherchent à s’emparer de lui, à le dominer, et qui sont heureux de le faire succomber. C’est ce que l’on a voulu peindre par la figure de Satan. »
– Cette influence ne s’exerce-t-elle sur l’Esprit qu’à son origine ?
« Elle le suit dans sa vie d’Esprit jusqu’à ce qu’il ait tellement pris d’empire sur lui-même, que les mauvais renoncent à l’obséder. »

123. Pourquoi Dieu a-t-il permis que les Esprits pussent suivre la voie du mal ?
« Comment osez-vous demander à Dieu compte de ses actes ? Pensez-vous pouvoir pénétrer ses desseins ? Pourtant vous pouvez vous dire ceci : La sagesse de Dieu est dans la liberté qu’il laisse à chacun de choisir, car chacun a le mérite de ses oeuvres. »

124. Puisqu’il y a des Esprits qui, dès le principe, suivent la route du bien absolu, et d’autres celle du mal absolu, il y a sans doute des degrés entre ces deux extrêmes ?
« Oui, certainement, et c’est la grande majorité. »

125. Les Esprits qui ont suivi la route du mal pourront-ils arriver au même degré de supériorité que les autres ?
« Oui, mais les éternités seront plus longues pour eux. »

Par ce mot les éternités, on doit entendre l’idée qu’ont les Esprits inférieurs de la perpétuité de leurs souffrances, parce qu’il ne leur est pas donné d’en voir le terme, et que cette idée se renouvelle à toutes les épreuves auxquelles ils succombent.

126. Les Esprits arrivés au suprême degré après avoir passé par le mal ont-ils moins de mérite que les autres aux yeux de Dieu ?
« Dieu contemple les égarés du même oeil et les aime tous du même cœur. Ils sont dits mauvais, parce qu’ils ont succombé : ils n’étaient avant que de simples Esprits. »

127. Les Esprits sont-ils créés égaux en facultés intellectuelles ?
« Ils sont créés égaux, mais ne sachant pas d’où ils viennent, il faut que le libre arbitre ait son cours. Ils progressent plus ou moins rapidement en intelligence comme en moralité. »
Les Esprits qui suivent dès le principe la route du bien ne sont pas pour cela des Esprits parfaits ; s’ils n’ont pas des tendances mauvaises, ils n’en ont pas moins à acquérir l’expérience et les connaissances nécessaires pour atteindre à la perfection. Nous pouvons les comparer à des enfants qui, quelle que soit la bonté de leurs instincts naturels, ont besoin de se développer, de s’éclairer et n’arrivent pas sans transition de l’enfance à l’âge mûr ; seulement, comme nous avons des hommes qui sont bons et d’autres qui sont mauvais dès leur enfance, de même il y a des Esprits qui sont bons ou mauvais dès leur principe, avec cette différence capitale que l’enfant a des instincts tout formés, tandis que l’Esprit, à sa formation, n’est pas plus mauvais que bon ; il a toutes les tendances, et prend l’une ou l’autre direction par l’effet de son libre arbitre.

L’ÉVANGILE SELON LE SPIRITISME
Chapitre II, MON ROYAUME N’EST PAS DE CE MONDE.
Le point de vue
5. L’idée nette et précise qu’on se fait de la vie future donne une foi inébranlable dans l’avenir, et cette foi a des conséquences immenses sur la moralisation des hommes, en ce qu’elle change complètement le point de vue sous lequel ils envisagent la vie terrestre. Pour celui qui se place, par la pensée, dans la vie spirituelle qui est indéfinie, la vie corporelle n’est plus qu’un passage, une courte station dans un pays ingrat. Les vicissitudes et les tribulations de la vie ne sont plus que des incidents qu’il prend avec patience, parce qu’il sait qu’ils ne sont que de courte durée et doivent être suivis d’un état plus heureux ; la mort n’a plus rien d’effrayant ; ce n’est plus la porte du néant, mais celle de la délivrance qui ouvre à l’exilé l’entrée d’un séjour de bonheur et de paix. Sachant qu’il est dans une place temporaire et non définitive, il prend les soucis de la vie avec plus d’indifférence, et il en résulte pour lui un calme d’esprit qui en adoucit l’amertume.

Par le simple doute sur la vie future, l’homme reporte toutes ses pensées sur la vie terrestre ; incertain de l’avenir, il donne tout au présent ; n’entrevoyant pas des biens plus précieux que ceux de la terre, il est comme l’enfant qui ne voit rien au-delà de ses jouets ; pour se les procurer, il n’est rien qu’il ne fasse ; la perte du moindre de ses biens est un chagrin cuisant ; un mécompte, un espoir déçu, une ambition non satisfaite, une injustice dont il est victime, l’orgueil ou la vanité blessée sont autant de tourments qui font de sa vie une angoisse perpétuelle, se donnant ainsi volontairement une véritable torture de tous les instants. Prenant son point de vue de la vie terrestre au centre de laquelle il est placé, tout prend autour de lui de vastes proportions ; le mal qui l’atteint, comme le bien qui incombe aux autres, tout acquiert à ses yeux une grande importance. De même, à celui qui est dans l’intérieur d’une ville, tout paraît grand : les hommes qui sont en haut de l’échelle, comme les monuments ; mais qu’il se transporte sur une montagne, hommes et choses vont lui paraître bien petits.

Ainsi en est-il de celui qui envisage la vie terrestre du point de vue de la vie future : l’humanité, comme les étoiles du firmament, se perd dans l’immensité ; il s’aperçoit alors que grands et petits sont confondus comme les fourmis sur une motte de terre ; que prolétaires et potentats sont de la même taille, et il plaint ces éphémères qui se donnent tant de soucis pour y conquérir une place qui les élève si peu et qu’ils doivent garder si peu de temps. C’est ainsi que l’importance attachée aux biens terrestres est toujours en raison inverse de la foi en la vie future.

LE LIVRE DES MÉDIUMS
Partie II, ch. 14 – DES MÉDIUMS.
Médiums guérisseurs
175. Nous ne parlerons ici que pour mémoire de cette variété de médiums, parce que ce sujet exigerait des développements trop étendus pour notre cadre ; nous savons d’ailleurs qu’un médecin de nos amis se propose de le traiter dans un ouvrage spécial sur la médecine intuitive.
Nous dirons seulement que ce genre de médiumnité consiste principalement dans le don que certaines personnes possèdent de guérir par le simple attouchement, par le regard, par un geste même, sans le secours d’aucune médication. On dira sans doute que ce n’est pas autre chose que du magnétisme. Il est évident que le fluide magnétique joue ici un grand rôle ; mais quand on examine ce phénomène avec soin, on reconnaît sans peine qu’il y a quelque chose de plus. La magnétisation ordinaire est un véritable traitement suivi, régulier et méthodique ; là les choses se passent tout différemment. Tous les magnétiseurs sont à peu près aptes à guérir s’ils savent s’y prendre convenablement, tandis que chez les médiums guérisseurs la faculté est spontanée, et quelques-uns même la possèdent sans avoir jamais entendu parler de magnétisme.
L’intervention d’une puissance occulte, qui constitue la médiumnité, devient évidente en certaines circonstances, elle l’est surtout quand on considère que la plupart des personnes que l’on peut avec raison qualifier de médiums guérisseurs ont recours à la prière, qui est une véritable évocation. (Voir ci-dessus, n° 131.)

176. Voici les réponses qui nous ont été faites aux questions suivantes adressées aux Esprits sur ce sujet.
1. Peut-on considérer les personnes douées de la puissance magnétique comme formant une variété de médiums ?
«Vous n’en pouvez douter.»

2. Cependant, le médium est un intermédiaire entre les Esprits et l’homme ; or, le magnétiseur, puisant sa force en lui-même, ne semble être l’intermédiaire d’aucune puissance étrangère ?
«C’est une erreur ; la puissance magnétique réside sans doute en l’homme, mais elle est augmentée par l’action des Esprits qu’il appelle à son aide. Si tu magnétises en vue de guérir, par exemple, et que tu invoques un bon Esprit qui s’intéresse à toi et à ton malade, il augmente ta force et ta volonté, il dirige ton fluide et lui donne les qualités nécessaires.»

3. Il y a cependant de très bons magnétiseurs qui ne croient pas aux Esprits ?
«Penses-tu donc que les Esprits n’agissent que sur ceux qui croient en eux ? Ceux qui magnétisent pour le bien sont secondés par de bons Esprits. Tout homme qui a le désir du bien les appelle sans s’en douter ; de même que, par le désir du mal et les mauvaises intentions, il appelle les mauvais.»

4. Celui qui ayant la puissance croirait à l’intervention des Esprits, agirait-il plus efficacement ?
«Il ferait des choses que vous regarderiez comme des miracles.»

5. Certaines personnes ont-elles véritablement le don de guérir par le simple attouchement, sans l’emploi des passes magnétiques ?
«Assurément ; n’en avez-vous pas de nombreux exemples ?»

6. Dans ce cas y a-t-il action magnétique ou seulement influence des Esprits ?
«L’un et l’autre. Ces personnes sont de véritables médiums, puisqu’elles agissent sous l’influence des Esprits ; mais ce n’est pas à dire qu’elles soient médiums guérisseurs comme vous l’entendez.»

7. Ce pouvoir peut-il se transmettre ?
«Le pouvoir, non ; mais la connaissance des choses nécessaires pour l’exercer si on le possède. Tel ne se douterait pas qu’il a ce pouvoir s’il ne croyait qu’il lui a été transmis.»

8. Peut-on obtenir des guérisons par la seule prière ?
«Oui, quelquefois si Dieu le permet ; mais peut-être que le bien du malade est de souffrir encore, et alors vous croyez que votre prière n’est pas écoutée.»

9. Y a-t-il pour cela des formules de prières plus efficaces les unes que les autres ?
«La superstition seule peut attacher une vertu à certaines paroles, et des Esprits ignorants ou menteurs peuvent seuls entretenir de pareilles idées en prescrivant des formules. Cependant, il peut arriver que, pour des personnes peu éclairées et incapables de comprendre les choses purement spirituelles, l’emploi d’une formule contribue à leur donner confiance ; dans ce cas ce n’est pas la formule qui est efficace, mais la foi qui est augmentée par l’idée attachée à l’emploi de la formule.»