Étude du jeudi 7 septembre 2017

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Accueil à partir de 20:45.

La réunion a lieu au local de l’association (plan d’accès Google) et commence à 21:00. Le déroulement est le suivant :

  • Prière d’ouverture
  • Étude d’un passage du Livre des Esprits : Livre II, ch. 2 Incarnation des Esprits – Questions 132 à 138 : But de l’incarnation – De l’âme.
  • Étude d’un passage de l’Évangile selon le spiritisme : Chapitre 2 MON ROYAUME N’EST PAS DE CE MONDE. – item 8 : INSTRUCTIONS DES ESPRITS : Une royauté terrestre.
  • Étude d’un passage du Livre des médiums : Partie II – ch. 15 – MÉDIUMS ÉCRIVAINS OU PSYCHOGRAPHES. – n°178 À 179. Médiums mécaniques.
  • Vibrations
  • Passes collectives
  • Prière de clôture

Renseignements : contact

LE LIVRE DES ESPRITS
Livre II, ch. 2 Incarnation des Esprits.
But de l’incarnation.
132. Quel est le but de l’incarnation des Esprits ?
« Dieu la leur impose dans le but de les faire arriver à la perfection : pour les uns, c’est une expiation ; pour d’autres, c’est une mission. Mais, pour arriver à cette perfection, ils doivent subir toutes les vicissitudes de l’existence corporelle : c’est là qu’est l’expiation. L’incarnation a aussi un autre but, c’est de mettre l’Esprit à même de supporter sa part dans l’œuvre de la création ; c’est pour l’accomplir que, dans chaque monde, il prend un appareil en harmonie avec la matière essentielle de ce monde pour y exécuter, à ce point de vue, les ordres de Dieu ; de telle sorte que tout en concourant à l’œuvre générale, il avance lui-même. »
L’action des êtres corporels est nécessaire à la marche de l’univers ; mais Dieu, dans sa sagesse, a voulu que, dans cette action même, ils trouvassent un moyen de progresser et de se rapprocher de lui. C’est ainsi que, par une loi admirable de sa providence, tout s’enchaîne, tout est solidaire dans la nature.

133. Les Esprits qui, dès le principe, ont suivi la route du bien, ont-ils besoin de l’incarnation ?
« Tous sont créés simples et ignorants ; ils s’instruisent dans les luttes et les tribulations de la vie corporelle. Dieu, qui est juste, ne pouvait faire les uns heureux, sans peine et sans travail, et par conséquent sans mérite. »
– Mais alors, à quoi sert aux Esprits d’avoir suivi la route du bien, si cela ne les exempte pas des peines de la vie corporelle ?
« Ils arrivent plus vite au but ; et puis, les peines de la vie sont souvent la conséquence de l’imperfection de l’Esprit ; moins il a d’imperfections, moins il a de tourments ; celui qui n’est ni envieux, ni jaloux, ni avare, ni ambitieux, n’aura pas les tourments qui naissent de ces défauts. »

De l’âme.

134. Qu’est-ce que l’âme ?
« Un Esprit incarné. »
– Qu’était l’âme avant de s’unir au corps ?
« Esprit. »
– Les âmes et les Esprits sont donc identiquement la même chose ?
« Oui, les âmes ne sont que les Esprits. Avant de s’unir au corps, l’âme est un des êtres intelligents qui peuplent le monde invisible et qui revêtent temporairement une enveloppe charnelle pour se purifier et s’éclairer. »

135. Y a-t-il dans l’homme autre chose que l’âme et le corps ?
« Il y a le lien qui unit l’âme et le corps. »
– Quelle est la nature de ce lien ?
« Semi-matérielle, c’est-à-dire intermédiaire entre l’Esprit et le corps. Et il le faut pour qu’ils puissent communiquer l’un avec l’autre. C’est par ce lien que l’Esprit agit sur la matière, et réciproquement. »
L’homme est ainsi formé de trois parties essentielles :
1° Le corps, ou être matériel analogue aux animaux et animé par le même principe vital ;
2° L’âme, Esprit incarné dont le corps est l’habitation ;
3° Le principe intermédiaire ou périsprit, substance semi-matérielle qui sert de première enveloppe à l’Esprit et unit l’âme et le corps. Tels sont, dans un fruit, le germe, le périsperme et la coquille.

136. L’âme est-elle indépendante du principe vital ?
« Le corps n’est que l’enveloppe, nous le répétons sans cesse. »
– Le corps peut-il exister sans l’âme ?
« Oui, et pourtant dès que le corps cesse de vivre, l’âme le quitte. Avant la naissance, il n’y a pas encore union définitive entre l’âme et le corps ; tandis qu’après que cette union a été établie, la mort du corps rompt les liens qui l’unissent à l’âme, et l’âme le quitte. La vie organique peut animer un corps sans âme, mais l’âme ne peut habiter un corps privé de la vie organique. »
– Que serait notre corps s’il n’avait pas d’âme ?
« Une masse de chair sans intelligence, tout ce que vous voudrez, excepté un homme. »

137. Le même Esprit peut-il s’incarner dans deux corps différents à la fois ?
« Non, l’Esprit est indivisible et ne peut animer simultanément deux êtres différents. » (Voir, dans le Livre des Médiums, chapitre : Bi-corporéité et transfiguration.)

138. Que penser de l’opinion de ceux qui regardent l’âme comme le principe de la vie matérielle ?
« C’est une question de mots ; nous n’y tenons pas ; commencez par vous entendre vous-mêmes. »

ÉVANGILE SELON LE SPIRITISME
Chapitre II, MON ROYAUME N’EST PAS DE CE MONDE.
INSTRUCTIONS DES ESPRITS :
Une royauté terrestre.
8. Qui mieux que moi peut comprendre la vérité de cette parole de Notre-Seigneur : Mon royaume n’est pas de ce monde ? L’orgueil m’a perdue sur la terre ; qui donc comprendrait le néant des royaumes d’ici-bas, si je ne le comprenais pas ? Qu’ai-je emporté avec moi de ma royauté terrestre ? Rien, absolument rien ; et comme pour rendre la leçon plus terrible, elle ne m’a pas suivie jusqu’à la tombe ! Reine j’étais parmi les hommes, reine je croyais entrer dans le royaume des cieux. Quelle désillusion ! quelle humiliation quand, au lieu d’y être reçue en souveraine, j’ai vu au-dessus de moi, mais bien au-dessus, des hommes que je croyais bien petits et que je méprisais, parce qu’ils n’étaient pas d’un noble sang ! Oh ! qu’alors j’ai compris la stérilité des honneurs et des grandeurs que l’on recherche avec tant d’avidité sur la terre !
Pour se préparer une place dans ce royaume, il faut l’abnégation, l’humilité, la charité dans toute sa céleste pratique, la bienveillance pour tous ; on ne vous demande pas ce que vous avez été, quel rang vous avez occupé, mais le bien que vous avez fait, les larmes que vous avez essuyées.
Oh ! Jésus, tu l’as dit, ton royaume n’est pas ici-bas, car il faut souffrir pour arriver au ciel, et les marches du trône ne vous en rapprochent pas ; ce sont les sentiers les plus pénibles de la vie qui y conduisent ; cherchez-en donc la route à travers les ronces et les épines, et non parmi les fleurs.
Les hommes courent après les biens terrestres comme s’ils devaient les garder toujours ; mais ici plus d’illusion ; ils s’aperçoivent bientôt qu’ils n’ont saisi qu’une ombre, et ont négligé les seuls biens solides et durables, les seuls qui leur profitent au céleste séjour, les seuls qui peuvent leur en ouvrir l’accès.
Ayez pitié de ceux qui n’ont pas gagné le royaume des cieux ; aidez-les de vos prières, car la prière rapproche l’homme du Très-Haut ; c’est le trait d’union entre le ciel et la terre : ne l’oubliez pas. (UNE REINE DE FRANCE. Le Havre, 1863.)

LE LIVRE DES MÉDIUMS
Partie II, ch. 15 – MÉDIUMS ÉCRIVAINS OU PSYCHOGRAPHES.
178. De tous les moyens de communication, l’écriture manuelle est le plus simple, le plus commode et surtout le plus complet. C’est vers celui-là que doivent tendre tous les efforts, car il permet d’établir avec les Esprits des relations aussi suivies et aussi régulières que celles qui existent entre nous. On doit s’y attacher d’autant plus que c’est celui par lequel les Esprits révèlent le mieux leur nature et le degré de leur perfection ou de leur infériorité. Par la facilité qu’ils ont à s’exprimer, ils nous font connaître leurs pensées intimes et nous mettent ainsi à même de les juger et de les apprécier à leur valeur. La faculté d’écrire, pour un médium, est en outre celle qui est le plus susceptible de se développer par l’exercice.

Médiums mécaniques.

179. Si l’on examine certains effets qui se produisent dans les mouvements de la table, de la corbeille ou de la planchette qui écrit, on ne peut douter d’une action exercée directement par l’Esprit sur ces objets. La corbeille s’agite parfois avec tant de violence, qu’elle échappe des mains du médium ; quelquefois même elle se dirige vers certaines personnes du cercle pour les frapper ; d’autres fois ses mouvements témoignent d’un sentiment affectueux. La même chose a lieu lorsque le crayon est placé dans la main ; souvent il est lancé au loin avec force, ou bien la main, comme la corbeille, s’agite convulsivement et frappe la table avec colère, alors même que le médium est dans le plus grand calme et s’étonne de n’être pas maître de lui. Disons, en passant, que ces effets dénotent toujours la présence d’Esprits imparfaits ; les Esprits réellement supérieurs sont constamment calmes, dignes et bienveillants ; s’ils ne sont pas écoutés convenablement, ils se retirent, et d’autres prennent leur place. L’Esprit peut donc exprimer directement sa pensée, soit par le mouvement d’un objet dont la main du médium n’est que le point d’appui, soit par son action sur la main elle-même.
Lorsque l’Esprit agit directement sur la main, il donne à celle-ci une impulsion complètement indépendante de la volonté. Elle marche sans interruption et malgré le médium tant que l’Esprit a quelque chose à dire, et s’arrête quand il a fini.
Ce qui caractérise le phénomène dans cette circonstance, c’est que le médium n’a pas la moindre conscience de ce qu’il écrit, l’inconscience absolue, dans ce cas, constitue ce qu’on appelle les médiums passifs ou mécaniques. Cette faculté est précieuse en ce qu’elle ne peut laisser aucun doute sur l’indépendance de la pensée de celui qui écrit.