Étude du jeudi 9 novembre 2017

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Accueil à partir de 20:45.

La réunion a lieu au local de l’association (plan d’accès Google) et commence à 21:00. Le déroulement est le suivant :

  • Prière d’ouverture
  • Étude d’un passage du Livre des Esprits : Livre II, ch. 3 Retour de la vie corporelle à la vie spirituelle – Questions 163 à 165 : Trouble spirite.
  • Étude d’un passage de l’Évangile selon le spiritisme : Chapitre 3 IL Y A PLUSIEURS DEMEURES DANS LA MAISON DE MON PÈRE. – Instructions des Esprits – items 8 à 9 : Mondes inférieurs et mondes supérieurs (suite).
  • Étude d’un passage du Livre des médiums : Partie II – ch. 15 – MÉDIUMS SPÉCIAUX. – n°187 à 188. Tableau synoptique des différentes variétés de médiums.
  • Vibrations
  • Passes collectives
  • Prière de clôture

Renseignements : contact

LE LIVRE DES ESPRITS
Livre II, ch. 3 retour de la vie corporelle à la vie spirituelle.
Trouble spirite.
163. L’âme, en quittant le corps, a-t-elle immédiatement conscience d’elle-même ?
« Conscience immédiate n’est pas le mot ; elle est quelque temps dans le trouble. »

164. Tous les Esprits éprouvent-ils, au même degré et pendant la même durée, le trouble qui suit la séparation de l’âme et du corps ?
« Non, cela dépend de leur élévation. Celui qui est déjà purifié se reconnaît presque immédiatement, parce qu’il s’est déjà dégagé de la matière pendant la vie du corps, tandis que l’homme charnel, celui dont la conscience n’est pas pure, conserve bien plus longtemps l’impression de cette matière. »

165. La connaissance du spiritisme exerce-t-elle une influence sur la durée, plus ou moins longue, du trouble ?
« Une influence très grande, puisque l’Esprit comprenait d’avance sa situation ; mais la pratique du bien et la conscience pure sont ce qui a le plus d’influence. »

Au moment de la mort, tout est d’abord confus ; il faut à l’âme quelque temps pour se reconnaître ; elle est comme étourdie, et dans l’état d’un homme sortant d’un profond sommeil et qui cherche à se rendre compte de sa situation. La lucidité des idées et la mémoire du passé lui reviennent à mesure que s’efface l’influence de la matière dont elle vient de se dégager, et que se dissipe l’espèce de brouillard qui obscurcit ses pensées.
La durée du trouble qui suit la mort est très variable ; il peut être de quelques heures, comme de plusieurs mois, et même de plusieurs années. Ceux chez lesquels il est le moins long sont ceux qui se sont identifiés de leur vivant avec leur état futur, parce qu’alors ils comprennent immédiatement leur position.

Ce trouble présente des circonstances particulières selon le caractère des individus et surtout selon le genre de mort. Dans les morts violentes, par suicide, supplice, accident, apoplexie, blessures, etc., l’Esprit est surpris, étonné et ne croit pas être mort ; il le soutient avec opiniâtreté ; pourtant il voit son corps, il sait que ce corps est le sien, et il ne comprend pas qu’il en soit séparé ; il va auprès des personnes qu’il affectionne, leur parle et ne conçoit pas pourquoi elles ne l’entendent pas. Cette illusion dure jusqu’à l’entier dégagement du périsprit ; alors seulement l’Esprit se reconnaît et comprend qu’il ne fait plus partie des vivants. Ce phénomène s’explique aisément. Surpris à l’improviste par la mort, l’Esprit est étourdi du brusque changement qui s’est opéré en lui ; pour lui, la mort est encore synonyme de destruction, d’anéantissement ; or, comme il pense, qu’il voit, qu’il entend, à son sens il n’est pas mort ; ce qui augmente son illusion, c’est qu’il se voit un corps semblable au précédent pour la forme, mais dont il n’a pas encore eu le temps d’étudier la nature éthérée ; il le croit solide et compact comme le premier ; et quand on appelle son attention sur ce point, il s’étonne de ne pas pouvoir se palper. Ce phénomène est analogue à celui des nouveaux somnambules qui ne croient pas dormir. Pour eux, le sommeil est synonyme de suspension des facultés ; or, comme ils pensent librement et qu’ils voient, pour eux ils ne dorment pas. Certains Esprits présentent cette particularité, quoique la mort ne soit pas arrivée inopinément ; mais elle est toujours plus générale chez ceux qui, quoique malades, ne pensaient pas à mourir. On voit alors le singulier spectacle d’un Esprit assistant à son convoi comme à celui d’un étranger, et en parlant comme d’une chose qui ne le regarde pas, jusqu’au moment où il comprend la vérité.

Le trouble qui suit la mort n’a rien de pénible pour l’homme de bien ; il est calme et en tout semblable à celui qui accompagne un réveil paisible. Pour celui dont la conscience n’est pas pure, il est plein d’anxiété et d’angoisses qui augmentent à mesure qu’il se reconnaît.

Dans les cas de mort collective, il a été observé que tous ceux qui périssent en même temps ne se revoient pas toujours immédiatement. Dans le trouble qui suit la mort, chacun va de son côté, ou ne se préoccupe que de ceux qui l’intéressent.

L’ÉVANGILE SELON LE SPIRITISME
Chapitre 3 IL Y A PLUSIEURS DEMEURES DANS LA MAISON DE MON PÈRE.
INSTRUCTIONS DES ESPRITS (suite)
Mondes inférieurs et mondes supérieurs (suite).
10. Dans ces mondes heureux, les relations de peuple à peuple, toujours amicales, ne sont jamais troublées par l’ambition d’asservir son voisin, ni par la guerre qui en est la suite. Il n’y a ni maîtres, ni esclaves, ni privilégiés de naissance ; la supériorité morale et intelligente établit seule la différence des conditions et donne la suprématie. L’autorité est toujours respectée, parce qu’elle n’est donnée qu’au mérite, et qu’elle s’exerce toujours avec justice. L’homme ne cherche point à s’élever au-dessus de l’homme, mais au-dessus de lui-même en se perfectionnant.
Son but est de parvenir au rang des purs Esprits, et ce désir incessant n’est point un tourment, mais une noble ambition qui le fait étudier avec ardeur pour arriver à les égaler. Tous les sentiments tendres et élevés de la nature humaine s’y trouvent agrandis et purifiés ; les haines, les mesquines jalousies, les basses convoitises de l’envie y sont inconnues ; un lien d’amour et de fraternité unit tous les hommes ; les plus forts aident les plus faibles. Ils possèdent plus ou moins, selon qu’ils ont plus ou moins acquis par leur intelligence, mais nul ne souffre par le manque du nécessaire, parce que nul n’y est en expiation ; en un mot, le mal n’y existe pas.

11. Dans votre monde, vous avez besoin du mal pour sentir le bien, de la nuit pour admirer la lumière, de la maladie pour apprécier la santé ; là, ces contrastes ne sont point nécessaires ; l’éternelle lumière, l’éternelle beauté, l’éternel calme de l’âme, procurent une éternelle joie que ne troublent ni les angoisses de la vie matérielle, ni le contact des méchants, qui n’y ont point accès. Voilà ce que l’esprit humain a le plus de peine à comprendre ; il a été ingénieux pour peindre les tourments de l’enfer, il n’a jamais pu se représenter les joies du ciel ; et pourquoi cela ? Parce que, étant inférieur, il n’a enduré que peines et misères, et n’a point entrevu les célestes clartés ; il ne peut parler que de ce qu’il connaît ; mais, à mesure qu’il s’élève et s’épure, l’horizon s’éclaircit, et il comprend le bien qui est devant lui, comme il a compris le mal qui est resté derrière lui.

12. Cependant ces mondes fortunés ne sont point des mondes privilégiés, car Dieu n’est partial pour aucun de ses enfants ; il donne à tous les mêmes droits et les mêmes facilités pour y arriver ; il les fait tous partir du même point, et n’en dote aucun plus que les autres ; les premiers rangs sont accessibles à tous : à eux de les conquérir par leur travail ; à eux de les atteindre le plus tôt possible, ou de languir pendant des siècles de siècles dans les bas-fonds de l’humanité. (Résumé de l’enseignement de tous les Esprits supérieurs.)

LE LIVRE DES MÉDIUMS
Partie II – ch. 15 – MÉDIUMS SPÉCIAUX.
Tableau synoptique des différentes variétés de médiums.
187. On peut diviser les médiums en deux grandes catégories :
LES MÉDIUMS A EFFETS PHYSIQUES ; ceux qui ont le pouvoir de provoquer des effets matériels ou des manifestations ostensibles. (N° 160.)

LES MÉDIUMS A EFFETS INTELLECTUELS ; ceux qui sont plus spécialement propres à recevoir et à transmettre les communications intelligentes. (N° 65 et suivants.)

Toutes les autres variétés se rattachent plus ou moins directement à l’une ou à l’autre de ces deux catégories ; quelques-unes tiennent aux deux. Si l’on analyse les différents phénomènes produits sous l’influence médianimique, on verra que, dans tous, il y a un effet physique, et qu’aux effets physiques se joint le plus souvent un effet intelligent. La limite entre les deux est quelquefois difficile à établir, mais cela ne tire à aucune conséquence. Nous comprenons sous la dénomination de médiums à effets intellectuels ceux qui peuvent plus spécialement servir d’intermédiaires pour les communications régulières et suivies. (N° 133.)

188. Variétés communes à tous les genres de médiumnité.
Médiums sensitifs ; personnes susceptibles de ressentir la présence des esprits par une impression générale ou locale, vague ou matérielle. La plupart distinguent les Esprits bons ou mauvais à la nature de l’impression. (N° 164.)
«Les médiums délicats et très sensitifs doivent s’abstenir des communications avec les Esprits violents ou dont l’impression est pénible, à cause de la fatigue qui en résulte.»

Médiums naturels ou inconscients ; ceux qui produisent les phénomènes spontanément, sans aucune participation de leur volonté, et le plus souvent à leur insu. (N° 161.)

Médiums facultatifs ou volontaires ; ceux qui ont la puissance de provoquer les phénomènes par un acte de leur volonté. (N° 160.)
«Quelle que soit cette volonté, ils ne peuvent rien si les Esprits s’y refusent ; ce qui prouve l’intervention d’une puissance étrangère.»