Étude du jeudi 7 décembre 2017

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Accueil à partir de 20:45.

La réunion a lieu au local de l’association (plan d’accès Google) et commence à 21:00.
Voici le déroulement de la séance d’études avec les textes correspondants :

  • Prière d’ouverture
  • Étude d’un passage du Livre des Esprits : Livre II, ch. 4 Pluralité des existences – Questions 171 à 177 : Justice de la réincarnation. Incarnation dans les différents mondes.
  • Étude d’un passage de l’Évangile selon le spiritisme : Chapitre 3 IL Y A PLUSIEURS DEMEURES DANS LA MAISON DE MON PÈRE. – Instructions des Esprits – items 13 à 15 : Mondes d’expiations et d’épreuves.
  • Étude d’un passage du Livre des médiums : Partie II – ch. 16 – MÉDIUMS SPÉCIAUX. – n°189. Tableau synoptique des différentes variétés de médiums.
  • Vibrations
  • Passes collectives
  • Prière de clôture

Renseignements : contact

LE LIVRE DES ESPRITS
Livre II, ch. 4 Pluralité des existences.
Justice de la réincarnation.
171. Sur quoi est fondé le dogme de la réincarnation ?
« Sur la justice de Dieu et la révélation, car nous vous le répétons sans cesse : Un bon père laisse toujours à ses enfants une porte ouverte au repentir. La raison ne te dit-elle pas qu’il serait injuste de priver sans retour du bonheur éternel tous ceux de qui il n’a pas dépendu de s’améliorer ? Est-ce que tous les hommes ne sont pas les enfants de Dieu ? Ce n’est que parmi les hommes égoïstes qu’on trouve l’iniquité, la haine implacable et les châtiments sans rémission. »

Tous les Esprits tendent à la perfection, et Dieu leur en fournit les moyens par les épreuves de la vie corporelle ; mais dans sa justice, il leur réserve d’accomplir, dans de nouvelles existences, ce qu’ils n’ont pu faire ou achever dans une première épreuve.
Il ne serait ni selon l’équité, ni selon la bonté de Dieu, de frapper à jamais ceux qui ont pu rencontrer des obstacles à leur amélioration en dehors de leur volonté, et dans le milieu même où ils se trouvent placés. Si le sort de l’homme était irrévocablement fixé après sa mort, Dieu n’aurait point pesé les actions de tous dans la même balance, et ne les aurait point traités avec impartialité.
La doctrine de la réincarnation, c’est-à-dire celle qui consiste à admettre pour l’homme plusieurs existences successives, est la seule qui réponde à l’idée que nous nous faisons de la justice de Dieu à l’égard des hommes placés dans une condition morale inférieure, la seule qui puisse nous expliquer l’avenir et asseoir nos espérances, puisqu’elle nous offre le moyen de racheter nos erreurs par de nouvelles épreuves. La raison nous l’indique et les Esprits nous l’enseignent.
L’homme qui a la conscience de son infériorité puise dans la doctrine de la réincarnation une espérance consolante. S’il croit à la justice de Dieu, il ne peut espérer être pour l’éternité l’égal de ceux qui ont mieux fait que lui. La pensée que cette infériorité ne le déshérite pas à tout jamais du bien suprême, et qu’il pourra la conquérir par de nouveaux efforts, le soutient et ranime son courage. Quel est celui qui, au terme de sa carrière, ne regrette pas d’avoir acquis trop tard une expérience dont il ne peut plus profiter ? Cette expérience tardive n’est point perdue ; il la mettra à profit dans une nouvelle vie.

Incarnation dans les différents mondes.
172. Nos différentes existences corporelles s’accomplissent-elles toutes sur la terre ?
« Non, pas toutes, mais dans les différents mondes : celle d’ici-bas n’est ni la première ni la dernière, et c’est une des plus matérielles et des plus éloignées de la perfection. »

173. L’âme, à chaque nouvelle existence corporelle, passe-t-elle d’un monde à l’autre, ou bien peut-elle en accomplir plusieurs sur le même globe ?
« Elle peut revivre plusieurs fois sur le même globe, si elle n’est pas assez avancée pour passer dans un monde supérieur. »
– Ainsi nous pouvons reparaître plusieurs fois sur la terre ?
« Certainement. »
– Pouvons-nous y revenir après avoir vécu dans d’autres mondes ?
« Assurément ; vous avez déjà pu vivre ailleurs et sur la terre. »

174. Est-ce une nécessité de revivre sur la terre ?
« Non ; mais si vous n’avancez pas, vous pouvez aller dans un autre monde qui ne vaut pas mieux, et qui peut être pire. »

175. Y a-t-il un avantage à revenir habiter sur la terre ?
« Aucun avantage particulier, à moins d’y être en mission ; alors on avance, là comme ailleurs. »
– Ne serait-on pas plus heureux de rester Esprit ?
« Non, non ! On serait stationnaire, et l’on veut avancer vers Dieu. »

176.Les Esprits, après avoir été incarnés dans d’autres mondes, peuvent-ils l’être dans celui-ci sans y avoir jamais paru ?
« Oui, comme vous dans les autres. Tous les mondes sont solidaires : ce qui ne s’accomplit pas dans l’un s’accomplit dans un autre. »
– Ainsi, il y a des hommes qui sont sur la terre pour la première fois ?
« Il y en a beaucoup, et à divers degrés. »
– Peut-on reconnaître à un signe quelconque quand un Esprit en est à sa première apparition sur la terre ?
« Cela n’aurait aucune utilité. »

177. Pour arriver à la perfection et au bonheur suprême qui est le but final de tous les hommes, l’Esprit doit-il passer par la filière de tous les mondes qui existent dans l’univers ?
« Non, car il y a beaucoup de mondes qui sont au même degré, et où l’Esprit n’apprendrait rien de nouveau. »
– Comment alors expliquer la pluralité de ses existences sur le même globe ?
« Il peut s’y trouver chaque fois dans des positions bien différentes qui sont pour lui autant d’occasions d’acquérir de l’expérience. »

L’ÉVANGILE SELON LE SPIRITISME
Chapitre 3 IL Y A PLUSIEURS DEMEURES DANS LA MAISON DE MON PÈRE.
INSTRUCTIONS DES ESPRITS (suite)
Mondes d’expiations et d’épreuves.
13. Que vous dirai-je des mondes d’expiations que vous ne sachiez déjà, puisqu’il vous suffit de considérer la terre que vous habitez ? La supériorité de l’intelligence chez un grand nombre de ses habitants indique qu’elle n’est pas un monde primitif destiné à l’incarnation d’Esprits à peine sortis des mains du Créateur. Les qualités innées qu’ils apportent avec eux sont la preuve qu’ils ont déjà vécu, et qu’ils ont accompli un certain progrès ; mais aussi les vices nombreux auxquels ils sont enclins sont l’indice d’une grande imperfection morale; c’est pourquoi Dieu les a placés sur une terre ingrate pour y expier leurs fautes par un travail pénible et par les misères de la vie, jusqu’à ce qu’ils aient mérité d’aller dans un monde plus heureux.

14. Cependant tous les Esprits incarnés sur la terre n’y sont pas envoyés en expiation. Les races que vous appelez sauvages sont des Esprits à peine sortis de l’enfance, et qui y sont, pour ainsi dire, en éducation, et se développent au contact d’Esprits plus avancés. Viennent ensuite les races à demi civilisées formées de ces mêmes Esprits en progrès. Ce sont là, en quelque sorte, les races indigènes de la terre, qui ont grandi peu à peu à la suite de longues périodes séculaires, et dont quelques-unes ont pu atteindre le perfectionnement intellectuel des peuples les plus éclairés.
Les Esprits en expiation y sont, si l’on peut s’exprimer ainsi, exotiques ; ils ont déjà vécu sur d’autres mondes d’où ils ont été exclus par suite de leur obstination dans le mal, et parce qu’ils y étaient une cause de trouble pour les bons ; ils ont été relégués, pour un temps, parmi des Esprits plus arriérés, et qu’ils ont pour mission de faire avancer, car ils ont apporté avec eux leur intelligence développée et le germe des connaissances acquises ; c’est pourquoi les Esprits punis se trouvent parmi les races les plus intelligentes ; ce sont celles aussi pour lesquelles les misères de la vie ont le plus d’amertume, parce qu’il y a en elles plus de sensibilité, et qu’elles sont plus éprouvées par le froissement que les races primitives dont le sens moral est plus obtus.

15. La terre fournit donc un des types des mondes expiatoires, dont les variétés sont infinies, mais qui ont pour caractère commun de servir de lieu d’exil aux Esprits rebelles à la loi de Dieu. Là ces Esprits ont à lutter à la fois contre la perversité des hommes et contre l’inclémence de la nature, double travail pénible qui développe en même temps les qualités du coeur et celles de l’intelligence. C’est ainsi que Dieu, dans sa bonté, fait tourner le châtiment même au profit du progrès de l’Esprit. (SAINT AUGUSTIN. Paris, 1862.)

LE LIVRE DES MÉDIUMS
Partie II – ch. 16 – MÉDIUMS SPÉCIAUX.
Tableau synoptique des différentes variétés de médiums.
189. Variétés spéciales pour les effets physiques.
Médiums typteurs ; ceux par l’influence desquels se produisent les bruits et les coups frappés. Variété très commune, avec ou sans la volonté.

Médiums moteurs ; ceux qui produisent le mouvement des corps inertes. Très communs. (N° 61.)

Médiums à translations et à suspensions ; ceux qui produisent la translation aérienne et la suspension des corps inertes dans l’espace sans point d’appui. Il en est qui peuvent s’élever eux-mêmes. Plus ou moins rares, selon le développement du phénomène ; très rares dans le dernier cas. (N° 75 et suivants ; n° 80.)

Médiums à effets musicaux; ils provoquent le jeu de certains instruments sans contact. Très rares. (N° 74 ; question 24.)

Médiums à apparitions ; ceux qui peuvent provoquer des apparitions fluidiques ou tangibles, visibles pour les assistants. Très exceptionnels. (N° 100 ; question 27 ; n° 104.)

Médiums à apports ; ceux qui peuvent servir d’auxiliaires aux Esprits pour l’apport d’objets matériels. Variété des médiums moteurs et à translations. Exceptionnels. (N° 96.)

Médiums nocturnes ; ceux qui n’obtiennent certains effets physiques que dans l’obscurité. Voici la réponse d’un Esprit à la question de savoir si l’on peut considérer ces médiums comme formant une variété.
«On peut certainement en faire une spécialité, mais ce phénomène tient plutôt à des conditions ambiantes qu’à la nature du médium ou des Esprits ; je dois ajouter que quelques-uns échappent à cette influence du milieu, et que la plupart des médiums nocturnes pourraient arriver, par l’exercice, à agir aussi bien à la lumière que dans l’obscurité. Cette variété de médiums est peu nombreuse ; et, il faut bien le dire, à la faveur de cette condition qui laisse toute liberté dans l’emploi des trucs, de la ventriloquie et des tuyaux acoustiques, des charlatans ont trop souvent abusé de la crédulité en se faisant passer pour médiums afin de récolter des écus. Mais qu’importe ? les jongleurs en chambre, comme les jongleurs de place publique, seront cruellement démasqués, et les Esprits leur prouveront qu’il ne fait pas bon s’immiscer dans leurs oeuvres. Oui, je le répète, certains charlatans recevront sur les doigts d’une façon assez rude pour les dégoûter du métier de faux médiums. Du reste, tout cela n’aura qu’un temps.» (ERASTE).

Médiums pneumatographes ; ceux qui obtiennent l’écriture directe.
Phénomène très rare, et surtout très facile à imiter par la jonglerie.(N° 177.)

Remarque. Les Esprits ont insisté, contre notre opinion, pour placer l’écriture directe parmi les phénomènes de l’ordre physique, par la raison, ont-ils dit, que : «Les effets intelligents sont ceux pour lesquels l’Esprit se sert des matériaux cérébraux du médium, ce qui n’est pas le cas dans l’écriture directe ; l’action du médium est ici toute matérielle, tandis que chez le médium écrivain, même complètement mécanique, le cerveau joue toujours un rôle actif.»

Médiums guérisseurs ; ceux qui ont le pouvoir de guérir ou de soulager par l’imposition des mains ou la prière.
«Cette faculté n’est pas essentiellement médianimique ; elle appartient à tous les vrais croyants, qu’ils soient médiums ou non ; elle n’est souvent qu’une exaltation de la puissance magnétique fortifiée en cas de besoin par le concours de bons Esprits.» (N° 175.)

Médiums excitateurs ; personnes qui ont le pouvoir de développer chez les autres, par leur influence, la faculté d’écrire.
«C’est plutôt ici un effet magnétique qu’un fait de médiumnité proprement dite, car rien ne prouve l’intervention d’un Esprit. Dans tous les cas, il appartient à l’ordre des effets physiques.» (Voir le chapitre de la Formation des médiums.)